47 Magazine - 46 : Mai 2019

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DSC_4450.jpg Les jeunes lot-et-garonnais du projet Fusion Jeunesse « création de jeux vidéo pédagogiques » ont visité Ubisoft (créateur et éditeur de jeux vidéo) à Bordeaux en février.

Établissement pilotes

Sept collèges : Lucien-Sigala à Duras, Jean-Moulin et collège de la cité scolaire à Marmande, Daniel-Castaing au Mas-d’Agenais, Jean-Rostand à Casteljaloux, Germillac à Tonneins et Jacques-Philippe-Delmas-de-Grammont à Port-Sainte-Marie

Deux lycées : micro lycée d’Agen PAPS classe de seconde à Val de Garonne à Marmande.

Le Département mise sur la jeunesse ! Il est notamment le partenaire éducatif des collégiens et leur propose des actions innovantes. Le projet Fusion Jeunesse en est la preuve ! Il est unique en France et je suis fier qu’il soit expérimenté en Lot-et-Garonne.

Nicolas Lacombe, Vice-président du Conseil départemental en charge des Politiques éducatives, des collèges et de l’enseignement supérieur

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Lutter contre le décrochage scolaire

Apprendre en créant des jeux vidéo

Le Département et l’association franco-québécoise Fusion Jeunesse luttent contre le décrochage scolaire en expérimentant le projet «Création de jeux vidéo pédagogiques». Une démarche unique en France ! Quelque 220 jeunes, majoritairement des 4es, à (re)prendre goût aux études grâce à leur passe-temps préféré, le jeu vidéo. Mais avant d’y jouer, il faut le concevoir ! Explications.

Une nouvelle matière a fait son apparition dans 7 collèges et 2 lycées à la rentrée de janvier. Très pointue, elle porte sur la création de jeux vidéo ! Pour l’heure, elle est uniquement expérimentée en Lot-et-Garonne par 220 jeunes. Le département a été choisi pour son caractère rural et la motivation des professeurs. Si le résultat est convaincant, le dispositif sera étendu à la rentrée de septembre à d’autres établissements de la Nouvelle-Aquitaine. Au-delà de la conception d’un jeu, il s’agit bien d’accompagner la persévérance scolaire et de tester une nouvelle forme d’enseignement des savoirs. Le concept, baptisé « Fusion Jeunesse », vient du Québec où il fait ses preuves depuis 10 ans. Pour ne pas stigmatiser les jeunes en difficulté, Fusion Jeunesse en France a été étendu à tous les élèves. Ce sont les professeurs et les chefs d’établissements qui ont choisi les classes pilotes.

Elles sont prises en charge, 3 heures par semaine, par des enseignants, des récents diplômés spécialement recrutés pour l’occasion et des mentors issus du monde professionnel. Depuis janvier, les élèves travaillent donc avec des spécialistes d’Ubisoft Bordeaux, société de création et édition de jeux vidéo. L’un de ses jeux les plus connus est certainement Le Lapin crétin. Inutile de dire que les jeunes sont fiers et sont d’autant plus motivés et impliqués ! Au fil des mois, leurs missions ont été et seront vastes : écriture du scénario, programmation, développement, design, musique… en lien avec les professeurs concernés par ces matières (français, math, anglais, arts plastiques…).

Cette approche pédagogique singulière est en décalage complet avec la méthode classique, plus académique, si bien que les jeunes n’ont pas l’impression d’être en cours et d’apprendre ! Selon eux, elle « est mieux », en tout cas plus concrète. Ils comprennent l’utilité de maîtriser une formule mathématique ou de faire attention à l’orthographe. Côtoyer des professionnels les a également fait entrer dans le monde du travail avec ses contraintes, ses règles, ses délais, ses limites… La présentation de leur projet est prévue le 20 juin à La Manoque à Tonneins en présence des parents et des partenaires. Le Ministre de l’Éducation pourrait faire le déplacement pour l’occasion.

* Les partenaires : Fusion Jeunesse (porteur du projet), Région Nouvelle-Aquitaine (financeur car compétent en matière de décrochage scolaire), Département, Inspection académique et Ubisoft.

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