47 Magazine - 45 : Février 2019

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Le Département soutient le syndicat L’Abeille Gasconne dans son action de lutte contre le frelon asiatique et l’élaboration de son plan d’action. Nous pouvons tous agir, chacun à notre échelle, pour endiguer la prolifération de ce prédateur.

Sophie Gargowitsch, Vice-présidente en charge du Développement durable

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Frelon asiatique

Luttons ensemble !

La lutte contre le frelon asiatique est inscrite dans le Plan apicole durable, porté par le Conseil départemental, l’Abeille Gasconne et le Groupement de défense sanitaire apicole 47. Objectifs : assurer la conservation des abeilles domestiques et préserver leur sécurité contre cet « agent biologique » au pouvoir de nuisance pandémique. Les actions mises en place entendent endiguer sa présence, à défaut de pouvoir l’éradiquer.

Arrivé de Chine en 2004, le frelon asiatique a, rapidement, colonisé le Lot-et-Garonne et ensuite beaucoup d’autres territoires. Il se nourrit d’abeilles, de guêpes, de mouches, de papillons et d’araignées. Il menace la filière apicole, la pollinisation, la biodiversité et il est aussi un ennemi potentiel pour l’homme. Depuis 2012, il est déclaré « danger sanitaire » et «espèce exotique envahissante ».


« Sa prédation s’intensifie de l’été au début de l’automne. En vol stationnaire devant la ruche, il stresse les abeilles qui élaborent des stratégies de défense qui les épuisent. Elles s’agglutinent pour faire masse, s’agglomèrent autour du frelon pour le tuer, agitent simultanément leurs ailes pour l’effrayer. Pendant ce temps, elles sortent moins. Les récoltes de nectar et pollen chutent. Les réserves pour l’hiver s’appauvrissent. Quand la ruche est trop faible, les frelons entrent et mangent le couvain », explique Cyrille Gotte, apiculteur à Foulayronnes et vice-président du syndicat L’Abeille Gasconne.


« Les nids doivent être détruits par des entreprises de désinsectisation spécialisées. Mais quand ils sont découverts, souvent, en hiver, c’est trop tard, ils sont vides ! » La destruction doit se faire avant que les femelles fécondées hibernent. Bertrand Auzeral, président de L’Abeille Gasconne préconise le piégeage sélectif dès début mars « à proximité des ruchers ou des anciens nids auprès desquels les futures reines fécondées se sont bien souvent enterrées ».
En plus des apiculteurs, d’autres professionnels sont impactés comme les élagueurs ou les arboriculteurs qui peuvent se retrouver nez-à-nez avec un nid de frelons, ou les particuliers. Les femelles fondatrices s’installent dans les arbres, sous les toits, dans les greniers, les haies, les garages… Elles adorent aussi les points d’eau. Tous les ans, la MSA Dordogne, Lot-et-Garonne enregistre 3 à 4 accidents de travail dus à des piqûres.


Le mot de Sophie Gargowitsch

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