ÉVÉNEMENT
À l’heure du réchauffement climatique et de l’essor des marchés de seconde main, les alternatives locales se multiplient pour répondre aux enjeux de notre société. C’est dans ce cadre que les premiers ateliers d’échanges et de partage des connaissances autour de la notion du savoir-faire sont apparus à Prayssas. Quelques habitants se retrouvaient bénévolement autour de thématiques et d’ateliers pratiques pour apprendre à fabriquer son savon, mettre en place des panneaux solaires, fabriquer un poulailler… « Peu de temps avant le Covid, nous avons proposé aux habitants le Répare Café, mais ils nous apportaient leurs cafetières à réparer ! Nous avons donc opté pour un titre plus parlant : Répare-Cassé. Nous ne réparons pas les appareils, nous encadrons les bénévoles pour leur apprendre à le faire eux-mêmes ! Ce qui compte avant tout, c’est de partager et de s’entraider », explique Dominique Boscher, un des 8 membres du bureau du Collectif de transition, association où toutes les décisions sont prises de manière collégiale, à l’origine des ateliers. Plutôt du genre autodidacte, les bénévoles du collectif ne manquent pas d’idées et développent ensuite un concept d’échanges de savoir-faire avec des ateliers de « cuisines partagées », de « jardins voisins » (échange de connaissances botaniques et troc de graines et de plants), des rendez-vous autour des médecines alternatives, des arts et de l’artisanat. Au fil des mois, le collectif réunit de plus en plus d’habitants n’ayant pas les mêmes intérêts, mais partageant les mêmes valeurs. Cheville ouvrière des ateliers, Dominique Boscher définit ce mouvement « d’écolomie ». « Lorsque j’ai déposé ce nom il y a 18 ans, j’étais un extra-terrestre. Aujourd’hui, les gens ont bien compris qu’il fallait trouver des alternatives et agir pour la planète. » Face à l’augmentation du nombre de visiteurs et de bénévoles participant aux rendez-vous mensuel, l’association a organisé en 2023 un événement festif et convivial regroupant tous ses savoir-faire. La 1re édition de la Fête du savoir-faire a attiré une soixantaine d’exposants le 22 avril. Malgré la pluie, les visiteurs de tout âge se sont pressés pour y participer. « Le stand appelé démontage/ carnage a bien fonctionné avec des objets irréparables qu’il fallait démonter. L’idée était de montrer que pour pouvoir réparer, il faut savoir démonter. 50 % des appareils jetés en France peuvent être réparés… », souligne Dominique Boscher. Fort de ce succès, le collectif de transition prépare actuellement la 2e édition prévue le 1er juin. 2e Fête du savoir-faire Qu’en pense-t-elle ?

