47 Magazine - N° 35 : Juillet 2016

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_XCG9770.jpg L’enfant du pays, Julie Dupouy, a terminé 3e au concours mondial des sommeliers en Argentine en mai dernier. — Département 47 – Xavier Chambelland.
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Lycée hôtelier de Nérac

Jusqu’en 2011, le lycée Jacques-de-Romas proposait une formation initiale en sommellerie. Suspendue quelques années, elle reprend dès septembre 2016 mais cette fois-ci en alternance. Cette réouverture permettra à de jeunes diplômés en Hôtellerie-Restauration de perfectionner leurs connaissances dans le domaine du vin et des autres produits du bar (du thé aux eaux-de-vie en passant par les cigares).
De grands noms de la sommellerie ont été formés à Nérac, comme notamment John Euvrard, meilleur ouvrier de France ou Julie Dupouy, troisième au championnat du monde 2016.

Bio express

1983 Naissance à Agen


2001 - 2002 BAC par correspondance, BEP sommelier à Nérac


2004 - 2007 Dublin, Belgique, Luxembourg, puis retour à Dublin


2016 3ème au mondial des sommeliers, Argentine

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Portrait

Julie Dupouy

Formée au lycée hôtelier de Nérac, Julie Dupouy travaille aujourd’hui en Irlande. La talentueuse Lot‑et‑Garonnaise a terminé troisième au Concours mondial des Sommeliers en Argentine. Portrait de cette jeune femme qui a grandi à Clermont‑Dessous !

C’est une femme des années 80, pleine de charme, de simplicité et d’audace. Loin du cliché « bête à concours », elle étonne par sa douceur, sa maîtrise totale de soi, sa politesse, son savoir‑être et son savoir‑faire. Un parcours sans faute !
Dolce vita ? Pas exactement. Julie a énormément travaillé depuis ce jour fatidique de ses 16 ans où son grand‑père ouvre une bouteille de vin de son année de naissance. Déjà séduite par les arômes, elle rêvait d’une carrière dans les parfums. Mais, le verre aux lèvres, sa vie bascule. Elle quitte le cursus classique pour une formation en sommellerie enchaînant BEP, concours divers, voyages d’études, emplois à l’étranger, Dublin où se fixe son cœur. L’Irlande qu’elle représentera en Argentine.


« Une belle expérience, un évènement d’exception, un rêve éveillé, des dégustations magiques dont je n’ai pas assez profité car 100 % concentrée », confie‑t‑elle. Le concours, c’est aussi 15 mois de préparation avec un travail intense pour potasser l’écrit sur le vin, la vigne, l’œnologie, la géographie des vignobles mais aussi le thé, les eaux minérales, les cigares, le chocolat. Sans oublier la préparation pour les dégustations à l’aveugle : blanc, rouge, spiritueux, cidre, bière, saké... et le service ! Au‑delà du résultat, elle est fière d’illustrer la féminisation de la profession de sommelier et dédie sa médaille aux quatre autres femmes qualifiées pour ces mondiaux.


Julie a regagné l’Irlande, retrouvé Paul, son mari et Mary O’Callaghan, ancienne présidente de la Guilde des sommeliers, qui l’ont coachée pour le concours. Elle pourrait bien se laisser tenter par le concours européen de mai 2017. Être la première femme à le décrocher semble être un beau challenge.


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