Pourquoi une réforme des cantons ?
Les cantons, tels que nous les connaissons à l’heure actuelle, ont plus de 200 ans. 60 % d’entre eux n’ont quasiment pas évolué depuis 1801. Un redécoupage tenant compte des réalités socio-démographiques et répondant au principe constitutionnel « d’égalité devant le suffrage » était donc nécessaire.
La solution proposée par la réforme de 2013 est de redéfinir le périmètre des territoires en divisant notamment le nombre de cantons par deux (avec arrondi à l’unité impaire supérieure, soit 21 pour le Lot‑et‑Garonne). Les nouveaux cantons ainsi créés doivent avoir une population comprise entre plus ou moins 20 % de la population moyenne des cantons qui est de 15 768 habitants*. Les territoires ruraux ont alors été agrandis pour que leur densité de population soit aussi élevée que celles des territoires urbains. Ce découpage implique que certains cantons changent de dénomination. Jusqu’alors, ils étaient désignés par le nom du chef‑lieu de canton.
L’autre principe défendu par cette réforme est celui « du respect de la parité ». Aujourd’hui, les femmes conseillères générales ne représentent que 13,5 % des élus siégeant dans les hémicycles. Pour comparaison, la population française est composée de 51,6 % de femmes. Une inégalité gommée par le nouveau mode de scrutin. C’est en effet un binôme femme-homme qui sera élu sur chaque canton (42 élus = 21 tandems, soit 21 femmes et 21 hommes).
* 331 123 habitants (population municipale de référence) / 21 cantons = 15 768 habitants.



