Au travers de ses différents mandats politiques, il s’est toujours engagé pour sa terre d’enfance et de cœur, le Lot‑et‑Garonne. Un grand Homme a disparu. Nombreux sont celles et ceux qui ont salué l’engagement d’un homme qui a marqué le département, qui a défendu la cause des agriculteurs et su porter au plus haut les valeurs de son terroir.
Avant d’être un homme politique, Guy Saint‑Martin était avant tout un agriculteur attaché à sa terre. Syndicaliste, élu à la chambre d’agriculture jusqu’en 2001, il s’est toujours battu pour que les agriculteurs, « ceux qui nourrissent les hommes » disait‑il, soient reconnus et puissent décemment vivre de leur travail.
Au Conseil général, de 1985 à 2011, et au Conseil régional, de 1986 à 2010, il a occupé des postes de vice‑président chargé de développement agricole ou de tourisme. C’est d’ailleurs à la tête du Comité départemental de tourisme de Lot‑et‑Garonne qu’il a mené ses plus belles batailles pour la promotion des productions locales.
Bon vivant, charismatique, disponible et à l’écoute de chacun, il était unanimement respecté et apprécié, y compris de ses adversaires politiques ou syndicaux. Profondément attaché à son village, Boé, dont il avait été maire de 1977 à 2001, il se plaisait à évoquer « Garonne » en citant Michel Serres ou à commenter les résultats du SUA en parcourant un marché.
Guy Saint-Martin, c’était tout cela et bien plus encore. Un homme à l’image du Lot‑et‑Garonne qu’il chérissait : généreux et authentique.


