47 Magazine - N° 64 : Avril 2024

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Les Lot-et-Garonnais produisent en moyenne 622 kg de déchets ménagers et assimilés par an :
• 45 % déposés en déchetterie,
• 40 % jetés dans les poubelles noires,
• 15 % triés pour être recyclés.
ValOrizon anime un programme de réduction des déchets avec les collectivités à compétences déchets du département et le soutien de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et de la Région Nouvelle-Aquitaine. Un des enjeux majeurs de ce programme est de mettre en place des solutions pour sortir les biodéchets des poubelles noires ! Une fois triés à la source, ces biodéchets sont de véritables « ressources » ! Ils peuvent être valorisés soit en compostage soit en méthanisation. Le retour au sol de cette matière organique nourrit les jardins et les terres agricoles et le gaz issu de la méthanisation est valorisé.

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ValOrizon

La valorisation comme horizon

Syndicat départemental de valorisation et traitement des déchets, ValOrizon regroupe 9 adhérents (voir partie « L’affaire de tous »), soit 283 communes et 235 314 habitants. Il a la responsabilité environnementale et sociétale d’amener le département vers une gestion exemplaire de ses déchets.
Labellisé « Territoire zéro déchet, zéro gaspillage » en 2015, il s’est engagé dans une démarche volontariste visant à faire du Lotet- Garonne un territoire pionnier en France en matière de développement de l’économie circulaire. Afin d’atteindre les objectifs de réduction inscrits dans la loi de transition énergétique (réduction de 50 % du tonnage de déchets enfouis) et faire face à l’augmentation annoncée de la Taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) au plan national, il a décidé de concentrer ses efforts sur 3 grands axes de travail :
• Une exemplarité environnementale de ses sites de stockage,
• L’accompagnement des collectivités de collecte sur la mise en place de la tarification incitative, de la gestion séparative des biodéchets,
• La création d’un écoparc dédié à l’économie circulaire qui a pour vocation de faire émerger et d’essaimer des activités en lien avec le réemploi et le recyclage ; et de sensibiliser à la réduction des déchets.

Sur ses installations de stockage, le syndicat ValOrizon investit plusieurs millions d’euros pour limiter l’impact environnemental de son activité. Il parvient également à valoriser les biogaz en les transformant en électricité sur le site de Nicole et bientôt en réinjection sur le site de Monflanquin.

ValOrizon facture à ses collectivités adhérentes le coût du transport et du traitement des déchets sur ses sites, et sur les sites partenaires. Chaque année, les élus du Syndicat votent un prix de traitement à la tonne qui est ensuite appliqué au collectivités. Ce prix doit couvrir l’ensemble de charges de fonctionnement des sites, le coût de réhabilitation et d’entretien des anciens sites et doit prévoir les investissements nécessaires pour les besoins futurs.
Le tarif moyen 2024 de traitement des ordures ménagères (poubelle noire) est de 191 € la tonne auxquels il faut ajouter 10% de TVA. Les collectivités adhérentes paient aussi une cotisation de 2 € par an par habitant. Cette cotisation permet de financer une partie des coûts de fonctionnement de ValOrizon. Plus de 30 % du coût de traitement correspond à la taxe fixée par l'État (TGAP).

Le Département s’engage

En 2024, le Département accentue son soutien à ValOrizon, en portant son aide à 500 000 € contre 117 000 € l’année dernière. Objectifs : amortir les coûts de traitement (par exemple la TGAP nationale - Taxe générale sur les activités polluantes - est passée de 20 € en 2016 à 65 €/tonne en 2025) et leur répercussion sur les usagers, et aider le syndicat à faire face aux investissements qu’il doit réaliser. Le Département joue ici clairement un rôle de bouclier, au-delà de ses compétences.

Les industriels

Ils jouent un rôle majeur dans l’économie circulaire. En recyclant les produits et matières issus du traitement des déchets, ils permettent d’éviter de consommer des matières premières qui ne sont pas toujours renouvelables. Ils sont incités à développer des produits utilisant le moins possible de ressources non renouvelables et à réfléchir à leur fin de vie dès leur conception (réparation, réemploi, recyclage, valorisation).
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