EXPLICATION
« Donner du sens à mon investissement », « accompagner des projets porteurs de sens », « investir dans des projets à forte utilité sociale ou environnementale », « être utile à la vie du territoire », « savoir où va mon argent », « reprendre la main sur l’affectation de mes placements », « connaître précisément l’utilisation qui est faite de mon argent »… Depuis quelques années, les attentes des particuliers concernant leurs investissements ont évolué. Ils voient dans le financement participatif un moyen simple, et à leur portée, d’investir dans le projet de leur choix. Ils ont bien compris qu’il n’est pas nécessaire d’être millionnaire pour soutenir un projet local, quelques euros suffisent, chacun apportant sa pierre à l’édifice (et à la concrétisation d’un projet). Ceux choisissant ce mode de financement le font, en général, pour trois raisons : proximité géographique et affective avec le projet (circuit-court et transparence), adhésion à la « philosophie » véhiculée par le projet et attractivité financière (crédit d’impôt si le don est versé à une association reconnue d’intérêt général ou d’utilité publique). Si ce mode de financement les séduit, il en va de même pour les porteurs de projets qui, bien souvent, trouvent difficilement des financements sur les marchés classiques. L’idée du Département est donc simple : mettre les deux parties en relation - « financeurs » et les « financés » - autour d’un fonds citoyen, baptisé Yuzu ; fonds auquel il participera également (jusqu'à 3 000 € pour les projets en don et 20 000 € pour les projets en investissement). En tant que chef de file de l’action sociale et de la solidarité territoriale, le Département concentre son action sur les entreprises de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS). « Elles privilégient la proximité, le lien humain et renforcent la cohésion des territoires ruraux. Conforter ce secteur d’activité, c’est favoriser un mode de développement alternatif à la seule logique marchande traditionnelle », se félicite Christine Gonzato-Roques, vice-présidente en charge du Développement social, de l'Insertion et de l'Habitat. C’est également faire le choix d’un modèle d’avenir porteur de valeurs dans les domaines de la transition écologique, de la cohésion territoriale et pour une société inclusive (les 3 axes d’engagement du projet). C’est aussi choisir de soutenir des projets répondant à des besoins collectifs. Avec Yuzu, le Département compte donc vitaminer le tissu économique local, lui donner un coup de peps et faire émerger des actions et des projets qui, sans les implications citoyenne et départementale, ne verraient pas le jour ou mettraient plus de temps à sortir de terre. Pour repérer les projets ayant besoin d’un coup de pouce, le Département lance donc le 1er appel à projets. Depuis le 31 mars, les entreprises de l’ESS peuvent ainsi déposer leur demande de financement sur la plate-forme yuzu-lotetgaronne. org. Ensuite, ce sont les Lot-et- Garonnais qui décideront de soutenir les 7 projets lauréats. Afin d’être efficace et pertinent, le Département s’est entouré de trois structures engagées dans l’épargne citoyenne : France Active Nouvelle-Aquitaine (Fana), Action pour le développement économique pour la finance participative (Adefip plus connu sous le nom de « J’adopte un projet ») et la coopérative citoyenne d’intérêt collectif Initiatives pour une économie solidaire (IéS). Il peut ainsi s’appuyer sur leur expertise, leur professionnalisme, leur expérience et leur savoir-faire en la matière. Plus d’info : www.lotetgaronne.fr Accéder à la pateforme L'avis de Michel Masset Le mot de Stéphane Pardonnet Le mot de Camille Lenne Le mot d'Éric Jourdain 14 projets 1€ citoyen = 1€ départemental Voir l'agenda


