47 Magazine - N° 31 : Été 2015

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Des gestes simples pour éviter la prolifération

La contraction du virus de la dengue ou du chikungunya reste très marginale en dehors des zones tropicales, mais la cohabitation avec le moustique tigre présente cependant quelques désagréments, du fait de sa présence en journée.


Pour limiter au maximum les nuisances, chacun peut apporter sa pierre à l’édifice. Il suffit d’adopter des gestes simples qui permettent de lutter contre la prolifération des moustiques. L’Aedes Albopictus colonise toutes sortes de récipients et réservoirs artificiels ainsi que des éléments du bâti : vases, pots, fûts, bidons, bondes, rigoles, avaloirs pluviaux, gouttières, terrasses sur plots… Pour l’éliminer, il ne faut pas lui offrir de lieux de vie, ni de reproduction.


Pour éliminer les larves, il faut :

• Supprimer les endroits où l’eau peut stagner : petits détritus, encombrants, pneus usagés, déchets verts
• Changer l’eau des plantes et des fleurs une fois par semaine, supprimer les soucoupes des pots de fleurs, remplacer l’eau des vases par du sable humide (penser également aux pots dans les cimetières)
• Vérifier le bon écoulement des eaux de pluie et des eaux usées et nettoyer régulièrement gouttières, regards, caniveaux et drainages
• Couvrir les réservoirs d’eau avec une moustiquaire ou un tissu
• Introduire des poissons dans les bassins artificiels. Ils mangeront les larves.

En chiffres

Le fait d’adopter des gestes simples réduit de 80 % le risque de présence du moustique à proximité de son domicile et donc de piqûre.
En effet, le moustique tigre se déplace peu. Celui qui pique est né à proximité. C’est donc à chacun d’entre nous d’être vigilant.

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Des agents des collectivités incollables sur le moustique tigre

Courant juin, 20 agents du Département et d’autres collectivités ont été formés par l’EID Méditerranée.


Ils se trouvent tous sur les territoires où le moustique est implanté durablement (Val de Garonne, Agenais, Val d’Albret). Leur mission : connaître le moustique tigre sur le bout des doigts avant de pouvoir répondre aux questions des Lot‑et‑Garonnais qu’ils côtoient dans le cadre de leurs différents métiers.


Connaître les bons gestes


Ces agents sont en effet en contact direct avec le grand public, enfants ou adultes. Ils travaillent dans les collèges de Marmande, Tonneins et du Mas‑d’Agenais, dans les Centres médico‑sociaux (CMS) de Marmande et Tonneins, dans les Unités départementales des routes, à la direction de l’Agriculture, Forêt et Environnement ou encore à la direction du Développement social.


En formant leurs agents, le Conseil départemental et les collectivités veulent être exemplaires en matière de lutte contre les gîtes larvaires. Ils souhaitent aussi diffuser le plus largement possible l’information et notamment indiquer les gestes à adopter. Cette expérience sera reconduite à plus grande échelle dès l’année prochaine.

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Un site Internet dédié

Depuis juin, le Conseil départemental en lien avec l’EID Méditerranée met à la disposition des Lot‑et‑Garonnais un site Internet entièrement dédié au moustique tigre.


Les internautes ont accès à des informations pratiques et utiles sur l’Aedes albopictus. S’ils suspectent la présence du moustique dans leur environnement, ils peuvent le signaler en ligne en cliquant sur l’icône prévue à cet effet.

www.albopictus47.org

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Moustique tigre

Soyez secs avec les moustiques

Apparu dans le Sud‑Est de la France au début des années 2010, le moustique tigre continue de gagner du terrain. En 2012, il a franchi les frontières du Lot‑et‑Garonne pour s’y installer durablement. Les Lot‑et‑Garonnais doivent désormais apprendre à vivre avec ce « piqueur ». Chargé de suivre l’évolution de son implantation et de lutter contre sa prolifération, le Département ne peut éradiquer cette espèce, mais rappelle les gestes à suivre pour diminuer de 80 % sa présence à proximité des lieux de vie.

Le 1er août 2012, le Lot‑et‑Garonne a été classé en niveau 1 (sur une échelle allant de 0 à 5) du plan national anti‑dissémination de la dengue et du chikungunya. Cela signifie que l’implantation du moustique tigre – de son nom scientifique Aedes albopictus – est confirmée et que l’insecte est actif. Depuis, il ne cesse de coloniser le territoire et sa présence est effective sur 20 communes et détectée sur 10 autres.


Démoustication du littoral


Aujourd’hui, le moustique tigre fait partie du quotidien des Lot‑et‑Garonnais. « Son éradication totale est impossible, mais sa prolifération peut être contenue grâce notamment à l’adoption de gestes simples, à la portée de tous », précise Joël Hocquelet, conseiller départemental du canton de Marmande 1, en charge du dossier, et médecin de profession.


Pour rendre son action efficace, le Département travaille en étroite collaboration avec la Préfecture, l’Agence régionale de santé d’Aquitaine (ARS), les collectivités et les professionnels de santé. Il a aussi confié les opérations de suivi entomologique à l’Établissement public interdépartemental pour la démoustication du littoral méditerranéen (EID Méditerranée). La structure dispose d’une expertise technique et scientifique spécifique. Elle les met en œuvre depuis 2004, date à laquelle elle a côtoyé pour la première fois le moustique à Menton. Depuis son apparition en France, l’Aedes Albopictus se déplace en suivant les grands axes routiers. « Il est adapté à l’environnement humain et se développe de préférence dans des zones périurbaines et urbaines très denses ; c’est pourquoi on le retrouve dans les principales villes du département », poursuit Joël Hocquelet.


L’EID Méditerranée repère les sites potentiellement à risque et installe des pièges pondoirs sentinelles. 491 pièges ont ainsi été déployés depuis 2014 sur 50 communes. Objectifs : connaître l’évolution de l’implantation du moustique et assurer une veille. Depuis juin, un site Internet est également à la disposition des Lot‑et‑Garonnais. L’information passe aussi par des référents. Ces personnes‑ressources sont pour l’instant des agents du Conseil départemental, désormais incollables sur le moustique.  


Des gestes simples pour éviter la prolifération Un site Internet dédié

Des agents des collectivités incollables sur le moustique tigre En chiffres

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