Pilier des solidarités, le Conseil départemental a toujours soutenu la construction de logements sociaux pour les personnes à revenus modestes. Mais aujourd’hui, il souhaite renforcer l’effet levier de son intervention. Le nombre d’habitants en Lot-et-Garonne augmente chaque année et proportionnellement le nombre de personnes âgées augmente. La composition des foyers change (le « ménage » est bien souvent composé de 1 à 2 personnes). Or, contrairement à une idée reçue, 80 % des ménages locataires du parc privé sont éligibles au logement social.
Les logements sociaux « nouvelle génération » comme les imagine le Département doivent répondre à plusieurs critères. Tout d’abord, ils doivent être écologiques dans les matériaux utilisés lors de la construction, réduire la déperdition énergétique, gérer les eaux pluviales… Ensuite, il est indispensable de les implanter dans les bourgs et les centres-villes. Qu’ils soient jeunes ou âgés, les locataires demandent aujourd’hui à être à proximité des commerces et services (médecin, boulanger, école, transport…).
Cette « relocalisation » permet également de rénover des habitations vacantes (ancien presbytère, ancienne trésorerie, maison de particulier…). En Lot-et-Garonne, le taux de vacances est d’ailleurs élevé et en progression (en 2015, 11,1 % contre 8,5 % au niveau régional). Le fait de réhabiliter ces logements vides redynamisera les villes et villages et aura une incidence positive sur l’activité et l’attractivité économique locale. Cela répond aussi à la préoccupation des territoires qui mènent de plus en plus des politiques de gestion économe de l’espace (le foncier étant de plus en plus rare). Enfin, les projets de rénovation doivent « recréer du lien » entre les générations et les habitants. C’est ce qu’on appelle l’habitat inclusif.
Pour mener à bien sa politique, le Département s’appuie sur des bailleurs sociaux. Marie-France Salles, présidente d’Habitalys et vice-présidente du Département, précise : « nous faisons déjà évoluer nos réalisations en suivant la demande sociétale. Nous ne faisons jamais deux chantiers identiques. Seules les exigences de fonctionnalité et de performances thermiques sont communes à chacune de nos réalisations. La bonification de l’aide du Département nous incite à poursuivre dans cette voie. » Pour étendre sa politique aux petites opérations de centres-bourgs, le Département s’appuiera aussi désormais sur les associations agréées « maîtrise d’ouvrage insertion ».
Logement social doit rimer avec qualité. Les locataires doivent y trouver un lieu de vie où ils se sentent bien.
Parole à Christine Gonzato-Roques Résidence intergénérationnelle thématique de Pujols


