47 Magazine - N° 68 : Avril 2025

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6 réunions publiques organisées sur l'ensemble du territoire

+ de 1000 lot-et-garonnais

Face à cette situation inédite, nous avons décidé d’être fidèles à notre marque de fabrique : celle de la concertation.

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Christian DÉZALOS,
Vice-président en charge de l'Administration générale, des Ressources humaines, des Finances, du Patrimoine et de l'Evaluation des politiques publiques

L’analyse de Christian Dézalos

Malgré des contraintes qui semblaient insurmontables, nous sommes parvenus à équilibrer le budget départemental. En responsabilité, nous avons fait les choix nécessaires, des choix parfois douloureux, mais des choix qui permettent d’assurer l’essentiel, d’assurer nos missions et donc de rester la collectivité du lien, au plus près des Lot-et-Garonnais.

Face à cette situation inédite, nous sommes restés fidèles à notre marque de fabrique : celle de la concertation. Nous avons décidé collectivement d’ouvrir les espaces de débat, que ce soit au Conseil départemental avec les groupes politiques qui composent notre assemblée, mais aussi avec nos partenaires et bien sûr avec l’ensemble des Lot-et-Garonnais.

Nous avons souvent comparé l’obligation imposée aux Départements de participer au redressement des comptes publics de la nation à une goutte d’eau faisant déborder un vase déjà bien trop plein, cumulant une dette de l’État de plus de 460 millions d’euros vis-à-vis du Lot-et-Garonne depuis 2017. Le fait que 85 % des Départements soient dans cette même situation démontre que nous avons un problème structurel sur le financement de cette strate de collectivité, avec des recettes volatiles, dans un contexte où les besoins de solidarité augmentent.

Aussi, les Lot-et-Garonnais rencontrés nous ont demandé que les efforts consentis soient justes, que l’on puisse continuer à accompagner au mieux le tissu associatif et que l’on ne dégrade pas trop notre investissement. Je crois sincèrement que notre budget départemental pour 2025 répond à ces attentes.

Christian DÉZALOS,
Vice-président en charge de l'Administration générale, des Ressources humaines, des Finances, du Patrimoine et de l'Evaluation des politiques publiques

Certaines collectivités, Départements ou Régions ont choisi de faire des coupes uniformes et aveugles dans leurs aides, allant parfois jusqu’à rayer de la carte des pans entiers de politiques publiques, notamment dans les secteurs de la culture, du sport ou de l’aide aux communes. Ce n’est pas notre choix !

Retour En avant

Tout ce que prévoit notre budget malgré le contexte national

L’essentiel c’est vous

Le budget 2025 du Département a été adopté le 21 mars dernier, dans un contexte inédit d’appel du gouvernement au « redressement des comptes publics de l’État ». Au-delà du constat largement partagé, notamment au fil des réunions publiques organisées par la collectivité, l’exercice était périlleux. Mais l’impératif d’équilibre budgétaire est bien atteint et répond à un objectif ultime : préserver l’essentiel pour les Lot-et-Garonnais.

Un budget équilibré sous contrainte pour 2025

Le Débat d’orientations budgétaires qui s’était tenu le 21 février posait clairement le cadre des contraintes imposées aux Départements en général et à celui de Lot-et-Garonne en particulier. Un consensus s’est même dégagé autour de ce constat, chacun·e ayant à l’esprit que, dans sa version initiale, le Projet de loi de finances (PLF) de l’État précipitait 85 % des Départements de France dans « une situation de quasi-faillite » dénoncée par le président de l’Assemblée des Départements de France François Sauvadet.

Si le combat mené par l’ensemble des Départements, avec le soutien du Sénat, a réduit la ponction imposée, celle-ci alourdit malgré tout la facture due par l’État au Lot-et-Garonne, portant l’effort total à 10 % du budget annuel de la collectivité.

Comme l’a souvent rappelé la présidente Sophie Borderie, répondre à cette injonction nécessitait dès lors de tendre vers une réduction de voilure du budget départemental de 52 millions d’euros.

Face à cette situation inédite dans toute l’histoire de la collectivité, la présidente et sa majorité ont choisi une méthode, celle de la transparence, en associant l’ensemble des élus de l’assemblée départementale de toute sensibilité politique lors de temps de travail préparatoires, et en organisant une série de 6 réunions publiques sur l’ensemble du territoire.

Le temps de l’explication et de l’échange

Ces rendez-vous ont mobilisé plus de 1 000 Lot-et-Garonnais. Dans les salles respectives de Lavardac, Marmande, Pont-du-Casse, Pailloles, Miramont-de-Guyenne et Trentels, beaucoup d’élus locaux et de responsables associatifs mais aussi de simples citoyens soucieux de mieux comprendre la situation et les contraintes du Département. Aussi, passée l’explication et le rappel de quelques fondamentaux, comme le fait que le Département ne lève plus d’impôt, aucune question n’a été éludée : « Quel est donc cet effet ciseaux (baisse de recettes et hausse de dépenses obligatoires) latent depuis des années et désormais structurel ? Comment allez-vous faire ? Quel secteur va être impacté ? », etc.

Du sur-mesure

Aux côtés de son premier vice-président Nicolas Lacombe et de son vice-président aux finances Christian Dézalos, Sophie Borderie a réaffirmé au cours de ces réunions ses priorités, points cardinaux de sa boussole pour sortir le Lot-et-Garonne de la tempête : les solidarités humaines, les solidarités territoriales, le pouvoir d’achat, la protection des biens et des personnes.

Cette orientation posée, la présidente a également exposé la méthode qu’elle avait demandé à son administration de traduire auprès des nombreux partenaires qui dépendent du soutien du Conseil départemental : des efforts partagés mais des efforts justes et qui créent les conditions d’une issue collective favorable.
Concrètement, il s’agit, dès le budget voté, que la situation de chaque acteur territorial qui sollicite l’aide du Département soit examinée à l’aune de critères objectifs : effet levier de l’aide départementale, trésorerie, impact de l’action soutenue notamment sur l’emploi et la formation de la jeunesse…
Quelques chiffres L’analyse de Christian Dézalos

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