47 Magazine - N° 72 : Avril 2026

archives

Aide

Collapse

Uncollapse

Le vrai du faux

  • Plus d’un tiers des maires ont été élus pour la première fois en Lot-et-Garonne

    VRAI


    131 exactement. Lors des dernières élections municipales, 131 maires ont été élus pour la 1re fois en Lot-et-Garonne, soit plus d’un tiers des communes.
    Un renouvellement significatif, que l’on peut interpréter à l’aune de plusieurs éléments.


    Cette évolution s’inscrit dans un cadre légal en évolution. Depuis la loi du 6 juin 2000 sur la parité, renforcée par d’autres lois plus récentes, les règles favorisant l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats locaux se sont progressivement étendues. Désormais, les listes paritaires concernent un nombre croissant de communes, y compris de plus petite taille

    Ce renouvellement des profils contribue à diversifier les parcours et les pratiques politiques locales.

    Mais cette évolution positive coexiste avec d’autres réalités. Dans certaines communes rurales, le renouvellement s’explique aussi par la difficulté à mobiliser des candidats face à une fonction de plus en plus exigeante.

    Entre progrès démocratique, effet des réformes législatives et tensions sur l’engagement local, ce chiffre de 131 nouveaux maires reflète une transformation en profondeur du paysage municipal.

  • La gemapi* est suffisante pour amortir les crues

    FAUX


    La GEMAPI est souvent présentée comme l’outil clé de prévention de lutte contre les crues et inondations. Mais entre moyens limités et transferts de charges, ce dispositif reste insuffisant pour répondre pleinement aux enjeux.

    Territoire fortement exposé, le Lot-et-Garonne subit, comme encore récemment, les crues de la Garonne et de ses affluents. Depuis 1998, la Gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (GEMAPI) a été confiée aux intercommunalités, qui l’exercent via 22 structures, syndicats de bassins versants ou EPCI.

    Leurs missions sont larges : entretien des cours d’eau, aménagement des bassins, protection des zones humides ou encore lutte contre les inondations. En complément, le Département soutient depuis plus de 25 ans les travaux en rivière, aux côtés de l’Agence de l’eau Adour-Garonne et de la Région Nouvelle-Aquitaine.

    Mais ces efforts ne suffisent pas. Le transfert des digues de l’État vers les intercommunalités, engagé en 2024, cristallise les tensions. Sans accompagnement financier adapté, les coûts explosent : le Conseil national d’évaluation des normes les estime à 15 milliards d’euros au niveau national.

    Dans ce contexte, la taxe GEMAPI apparaît largement insuffisante. Elle ne permet ni de couvrir les besoins réels ni d’assurer une solidarité entre territoires, notamment entre l’amont et l’aval des bassins.

    Résultat : malgré un cadre structuré, la GEMAPI reste aujourd’hui un outil nécessaire mais inadapté à l’ampleur croissante du risque d’inondation.

    La présidente Sophie Borderie a écrit au Premier ministre en ce sens au sortir du dernier épisode de crues qui a fragilisé plusieurs ouvrages.

    * Gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations

logo-splash.png Notre Emag ne prend pas en charge la lecture sur mobile pour le moment. Nous vous invitons à le consulter sur tablette ou ordinateur. Continuer tout de même